Portrait de femme # 4 Rosine Bet

Du 8 août 2020 au 8 mars 2021, nous vous amenons sur les traces de femmes lot-et-garonnaises qui ont marqué l’histoire de notre Département. Tous les mois, partez à la rencontre de ces femmes résistantes, engagées et citoyennes, de ces femmes inspirantes.

Suite de notre série avec Rosine Bet, ou la jeunesse résistante.

Rosine Bet : une combattante trop tôt disparue !

Rosine Bet est née le 27 novembre 1924 en Vénétie dans une famille d’antifascistes et communistes engagés. Les Bet arrivent en France dans la période d’entre-deux-guerres et s’installent en Lot-et-Garonne.  

Elle a 18 ans seulement quand elle prend part aux activités de la 35e brigade. Sous la fausse identité de Paulette Caverac et du pseudo Yvette, elle assure les liaisons entre les diverses unités de la brigade, principalement entre le Tarn et Toulouse mais elle fait également la liaison entre l’unité La Carmagnole de Lyon et la 35e de Toulouse. Puis elle participe aux actions de guérilla sous les ordres de Wiktor Bardach, dit Jan Gerhard. C’est consécutivement à l’une de ces actions qu’elle perd la vie le 3 mars 1944, elle n’a pas 20 ans. Gerhard veut faire sauter le cinéma Les variétés à Toulouse dans lequel est projeté le 1er mars un film de propagande nazie. Rosine se porte volontaire. Mais la bombe explose trop tôt, elle est grièvement blessée aux jambes. Arrêtée, vivement interrogée, elle meurt deux jours après l’attentat, à l’hôpital de Purpan sans avoir parlé. Elle reçut, à titre posthume, la croix de guerre et la médaille de la Résistance le 16 septembre 1991.

Chaque année, le 3 mars, une cérémonie d’hommage est organisée par l’amicale de la 35e brigade.

À voir aussi