Connaissance de l'abeille et des pollinisateurs

Environnement

Consciente de l’importance du rôle des abeilles dans les écosystèmes et les agrosystèmes locaux, l’Assemblée départementale a délibéré le 3 avril 2017 en faveur d’un plan apicole durable en partenariat avec l’ensemble des acteurs dépendants ou intéressés par la préservation des pollinisateurs.

Le Département s’engage pour les abeilles et les apiculteurs lot-et-garonnais.

Le Département et le syndicat apicole l’Abeille Gasconne s’associent pour organiser chaque année la Semaine du Miel. Il s’agit d’une des actions fortes du plan pour une apiculture durable adopté en 2017 par le Conseil départemental : sept jours pour promouvoir la qualité de la production locale de miel, informer sur le métier d’apiculteur et la nécessité de protéger l’abeille domestique et les pollinisateurs sauvages.
Restaurateurs, chefs des collèges, apiculteurs, fabricants de matériel apicole mais aussi artistes, ils seront nombreux, cette année encore, à participer.

Temps fort de la semaine, le miel est mis à l'honneur dans le parc de l'Hôtel du Département. Cet événement, gratuit et ouvert à tous, vous permettra de découvrir les différents types de produits et de rencontrer les apiculteurs…

Une charte pour les restaurateurs engagés :
L’union des métiers et industriels de l’hôtellerie (UMIH) s’est fait le relais de l’opération « Semaine du miel » auprès de ses adhérents. Plusieurs chefs ont ainsi choisi de mettre à la carte de leur établissement des recettes à base de miel. Leur seule contrainte est de se fournir auprès d’un apiculteur local, dont le travail et les produits seront également mis en valeur.

Dans les collèges aussi :
Les chefs des collèges mettent au menu des plats à base de miel pendant cette semaine. Des apiculteurs volontaires viendront dans les établissements présenter leur métier et qui sait, provoquer des vocations chez les plus jeunes.

 



Un réseau départemental de ruchers connectés

La première action a consisté en l’implantation de ruchers départementaux. Des ruches estampillées « Fabriqué en Lot-et-Garonne » ont été commandées à l’association d’insertion Le Creuset suivant un cahier des charges respectant les trois piliers du Développement Durable l’écologie, l’économie et le social.
Deux ruches de chaque rucher sont équipées du système BeeGuard©. Développé par la jeune entreprise éponyme toulousaine, ce dispositif permet d’enregistrer et de transmettre des données sur le poids des ruches, l’hydrométrie et la température qui facilitent la conduite des essaims par les apiculteurs. Un système GPS joue également le rôle d’antivol.
Un projet d’exploitation de ces données a été initié par le Département, en partenariat avec In’Tech Sud. A terme, une plateforme serait mise en ligne (site internet et/ou application mobile), à destination du grand public et des apiculteurs amateurs, pour présenter une « météo des abeilles en 47 » grâce au maillage des ruchers sur l’ensemble du département.

 

Lutte contre le frelon asiatique

Le frelon asiatique, Vespa velutina nigrithorax, est arrivé en Lot-et-Garonne dans un conteneur en provenance de Chine en 2004. Il s’est parfaitement adaptée au climat français, proche de celui de son habitat naturel d’Asie du Sud-Est, et a aujourd’hui colonisé la quasi-totalité du territoire métropolitain et plusieurs autres pays européens. (cf. fiche frelon ? lien vers site FA du MNHN ?)

Ce carnivore se nourrit d’insectes volants, notamment d’abeilles, exerçant une pression importante sur la biodiversité locale et particulièrement sur la filière apicole. Certains apiculteurs cessent aujourd’hui leur activité, leurs ruches étant décimées par ce prédateur féroce. Ce sont autant d’abeilles perdues pour la pollinisation des cultures environnantes. Le frelon asiatique représente aujourd’hui une triple menace : sanitaire, sécuritaire et économique.

Le comportement de frelon asiatique a également évolué depuis son arrivée. Alors qu’il construisait ses nids exclusivement dans la frondaison de hauts arbres, il se rapproche à présent des habitations. La Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON) a ainsi découvert des nids dans des haies basses, des machines agricoles, des bâtiments et parfois à même le sol. Avec jusqu’à 2000 individus par nid en période estivale, le danger potentiel pour la population, périurbaine notamment, devient suffisamment important pour être considéré avec le plus grand sérieux.

La lutte contre le frelon asiatique n’est à ce jour, réglementairement dévolue à aucun organisme ou institution.
 

Conseils pratiques :
Vous pouvez participer à la lutte contre le frelon asiatique :

  • En piégeant avec discernement en respectant les recommandations officielles et les préconisations du syndicat du Groupement de Défense Sanitaire Apicole (GDSA 47).
  • En signalant aux structures apicoles les nids de frelons.
  • En faisant détruire les nids actifs (fin mars à fin novembre) par des professionnels agréés. Surtout, ne cherchez pas à détruire les nids vous-mêmes, les dangers sont réels.