Grands projets

MobilitéRoutes

Le Département investit régulièrement dans des projets de grande envergure afin d’améliorer le quotidien des Lot-et-Garonnais.

Travaux de confortement du pont du Mas

Le pont actuel du Mas-d’Agenais, dont les piles datent du XIXe siècle et la structure des années 1930, est limité depuis 2014 aux véhicules de moins de 3,5 tonnes, avec une circulation par alternat. Afin de lever cette limitation de tonnage, le Département a décidé, en concertation avec les communes du Mas-d’Agenais et de Sénestis, de construire un nouveau pont.
Dans l’attente de cette réalisation, la sécurité des usagers imposait de réaliser sans tarder des travaux de consolidation du pont existant. L’intervention sur le pont actuel, qui comprend changement des suspentes et réfection de la couche de roulement pour un montant total de 1,1 million d’euros TTC, s’est achevée début octobre 2020.
En parallèle se poursuivent les études sur la réalisation du nouveau pont du Mas, inscrit au plan pluriannuel d’investissement 2018-2025 pour un montant total de 15,5 M€ TTC.

Déviation Est de Marmande

Aussi appelé « bouclage de la rocade de Marmande », dans la continuité de la rocade nord réalisée par le Département, ce projet est inscrit au Plan de modernisation du réseau routier départemental pour un montant de 24 millions d’euros.
Ce projet a pour objectifs de :

  • détourner le trafic de transit du centre de l’agglomération marmandaise,
  • décongestionner le réseau routier urbain,
  • contribuer au développement économique de l’Est de l’agglomération marmandaise,
  • créer un franchissement sécurisé de la voie ferrée « Bordeaux-Toulouse ».

Il fait l’objet d’un travail collaboratif au sein d’un Comité de pilotage regroupant, aux côtés du Département, Val-de-Garonne Agglomération et les communes de Marmande, Virazeil et Saint-Pardoux-du-Breuil.

Le lancement de la concertation aura lieu fin 2020, pour une obtention de la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) en 2021, un début de chantier en 2022 et une mise en service fin 2023.

En savoir plus

Liaison routière Villeneuve-sur-Lot / Agen

Le Département est pleinement engagé dans la création d’une liaison routière performante entre Villeneuve-sur-Lot et l’A62.
Ainsi, le Conseil départemental :

  • a voté sa participation au contournement d’Agen à hauteur de 26 M€, ce contournement comprenant la rocade sud-ouest (mise en service en 2017), l’échangeur d’Agen ouest (dont la Déclaration d’utilité publique vient d’être obtenue) et le pont et barreau de Camélat, actuellement à l’étude.
  • s’engage à hauteur de 26,04 % du montant des travaux dans l’aménagement de la RN21 jusqu’au barreau sud de Villeneuve sur Lot, mis en service en 2019.

Sur ce dossier, les acquisitions foncières et les travaux préparatoires de la section « la Croix-Blanche – Monbalen » ainsi que les études préalables à la DUP pour la section » La Croix Blanche – Foulayronnes » ont été « interrompus » en raison du manque de crédits de l’État, en sa qualité de maître d’ouvrage.
Ceux-ci devraient reprendre en 2020 suite à la délégation de crédits de 2 M€ octroyée par le Ministère des Transports à l’été 2019 et aux crédits supplémentaires affectés cette année.

L’écluse de Saint-Vite : une étape déterminante pour la navigation

Le slow-tourisme a le vent en poupe en Lot-et-Garonne et les bateaux de plaisance sont nombreux à naviguer sur nos cours d’eau. À la mi-avril 2021, une nouvelle étape a été franchie sur la rivière Lot avec la mise en service de l’écluse de Saint-Vite. Sa réhabilitation qui a duré moins d’un an était l’avant-dernière étape avant de pouvoir rallier le département du Lot. Avec le passage du barrage de Fumel et le projet de « transbordeur », ce seront plus de 120 km de navigation en continu qui s’offriront aux marins d’eau douce, d’Aiguillon (confluence avec la Garonne) à Albas (46).

Le franchissement de l’écluse de Saint-Vite : une étape déterminante pour la navigation

Actuellement, la navigation fluviale sur le Lot est possible sur 72 km en Lot-et-Garonne, d’Aiguillon (confluence entre la rivière Lot et le fleuve Garonne) à Saint-Vite. Deux obstacles empêchaient sa navigation en continu jusqu’au département du Lot et vers les vignobles de Cahors, soit 120 km au total. Lorsqu’ils auront été levés le parcours sur le Lot aura quasiment doublé !
Si le « transbordeur » permettant aux bateaux de contourner par voie terrestre le barrage de Fumel va bientôt voir le jour (projet inscrit dans le plan de relance départemental 2021-2022), l’écluse de Saint-Vite est désormais praticable. Les travaux de réhabilitation auront duré moins d’un an de mai 2020 à janvier 2021.

La réhabilitation étape par étape

Après l’accord trouvé en 2018 avec les usiniers, la turbine existante a été démontée pour recréer les conditions de navigabilité normales et d’accostage. En parallèle, l’exploitant du moulin à eau de St-Vite a décidé, afin de maintenir son activité, d’installer ses deux turbines dans un bâtiment plus fonctionnel. Le Département a pris en compte, dans le cadre d’un protocole transactionnel, la perte d’exploitation générée par la libération de l’écluse. Ce partenariat gagnant-gagnant a permis de réduire significativement les coûts prévisionnels.
Les travaux de l’écluse ont représenté un investissement de 3,4 millions d’euros HT financé :

  • à 50 % par le Conseil départemental (1,7 M€) ;
  • à 50 % par la Région (550 000 €), l’État (500 000 €), l’Europe (500 000 €) et Fumel Vallée du Lot (150 000 €).

Trois ouvrages distincts ont ainsi été réalisés par le Département :

  • une écluse automatique de 30 m de long et 5,20 m de large, équipée de vantaux de plus de 4 tonnes chacun avec une passerelle aval pour un accès direct aux bajoyers (parois latérales de l’écluse) ;
  • un ponton amont pour permettre l’accostage des bateaux avant d’actionner les commandes de l’écluse ;
  • une estacade aval avec les matériaux rocheux extraits de la rivière afin de faciliter les activités de pêche.

Une réalisation vertueuse

À toutes les étapes du chantier, la réhabilitation de l’écluse de Saint-Vite a été conçue pour minimiser l’impact environnemental tout en assurant une large participation du public.

Fin 2019, l’avis du commissaire-enquêteur avait conclu « que le bilan des différents critères de l’évaluation environnementale sur les travaux et leurs conséquences au niveau de l’écluse et du moulin s’avère nettement positif ». La nature des travaux (la réfection de l’écluse est moins impactante sur le milieu aquatique qu’une création) et leur programmation (périodes les moins sensibles pour les frayères à brochet) ont minimisé l’impact environnemental.

Par ailleurs, outre le maintien d’une production d’énergie renouvelable grâce aux deux nouvelles turbines, ce projet sera également l’occasion de végétaliser la ripisylve de St-Vite et ses abords avec la plantation de plus de 35 arbres.

Les travaux ont également permis de restaurer la continuité écologique dans la rivière, d’augmenter la capacité de production d’énergie verte (bleue), de détruire un important foyer de renouée du Japon (plante invasive), de sauver tous les poissons et de mesurer en permanence les taux de matières en suspension. Pour minimiser l’impact sur le milieu aquatique, les usiniers ont aussi décidé de construire une passe à poissons multi-espèces afin de faciliter leur « montaison ».

D’importantes retombées économiques attendues

Si on se réfère aux chiffres du Département du Lot (46) qui dispose d’un tronçon de 75 km de long (de Luzech à St-Cirq-Lapopie) sur lequel 4 loueurs de bateaux sont aujourd’hui installés, cela représente plus de 4 millions d’euros/an de retombées économiques directes et indirectes.

Le développement du tourisme nautique est un véritable atout pour notre territoire. Élément constitutif du slow-tourisme, la navigation est très prisée notamment par les populations du nord de l’Europe qui disposent généralement d’un fort pouvoir d’achat.

De nouveaux projets d’hébergements touristiques et de restauration ainsi que de nouveaux aménagements (quais de Monsempron, Fumel…) sont déjà projetés. Les acteurs culturels aussi travaillent à la mise en valeur du patrimoine (château de Fumel, machine de Watt…) et au développement de l’offre culturelle.