Filières agricoles

Produits agricoles

Seul le Lot-et-Garonne peut se vanter d’avoir près de 70 productions agricoles différentes. Cette richesse est notamment due à son climat, mais aussi aux spécificités de sa terre (Garonne ayant été généreuse dans certaines régions). Aussi, des cultures se plaisent particulièrement chez nous et placent le Lot-et-Garonne au 1er rang des producteurs par exemple de fraises, d’aubergines, de prunes d’Ente, de noisettes… Bon nombre de nos cultures se retrouvent sur le podium ! Plus qu’une mode, le Bio est également ici une réalité puisque le 47 est le 1er territoire bio de la région Nouvelle-Aquitaine en surface cultivée.

Choisissez nos produits !

Tout au long de l’année, il est possible de manger lot-et-garonnais. Au fil des saisons, il y a toujours un produit de « saison » ! Le raisin en automne, le kiwi en hiver, la fraise au printemps et la prune en été. Le Département s’implique tout particulièrement dans la promotion de ces produits, hors des frontières du territoire et en Lot-et-Garonne. En partenariat avec les différentes filières agricoles, il organise des manifestations grand public qui portent leurs fruits ! Le développement des circuits-courts constitue l’une des priorités du Département.

 

Promotion de nos produits ou contact direct entre producteurs et consommateurs

Salon international de l’agriculture à Paris (en général fin février)

Le Département en partenariat avec la Chambre d’agriculture et des filières agricoles propose à des producteurs locaux de faire leur promotion lors de cette manifestation qui attire chaque année quelque 700 000 visiteurs.

Marchés flottants

Chaque année, mi-septembre, le Lot-et-Garonne, le Gers et le Tarn-et-Garonne investissent les bords de Seine. Plus de 150 000 visiteurs jouent des coudes pour repartir avec leurs produits « Made in Sud-Ouest ».

Maison de la Nouvelle-Aquitaine à Paris

Lors d’opérations estampillées « 47 », nos produits et notre destination sont mis en avant.

Marché au miel

Il a lieu en janvier au Conseil départemental. La filière apicole présente l’ensemble des produits issus de la ruche. Trufficulteurs, vignerons, conservatoire végétal de Montesquieu sont également présents pour expliquer le rôle de pollinisateur des abeilles.

Opérations SUA

En partenariat avec le club de rugby et les filières agricoles, le Département propose à des producteurs de faire la promotion de leurs produits lors des matchs.

Salon de l’élevage et des saveurs

Cette manifestation a lieu tous les trois ans en partenariat avec la Chambre d’agriculture. Elle regroupe l’ensemble des filières sur une journée dédiée à l’agriculture dans tous ses états.

Du 47 dans nos assiettes

Le dispositif a pour but d’introduire les produits locaux et de saison dans les restaurants scolaires. Chaque chef cuisinier de collège peut commander les produits de son choix via la plate-forme d’approvisionnement créée en 2015 par le Département. Rendez-vous sur le site www.du47dansnosassiettes.fr.

Mais aussi...

Les foires bio de Bazens et de Villeneuve-sur-Lot, les actions des trufficulteurs de Lot-et-Garonne, les comices agricoles, Festivino à Cocumont... bénéficient de l’aide du Département pour l’organisation de leurs manifestations.

La qualité au rendez-vous

Nombreux sont nos produits distingués par des signes officiels de qualité :

  • Identification géographique protégée (IGP) Pruneau d’Agen
  • Label Rouge pour les variétés de fraise Gariguette, Ciflorette et Charlotte
  • Label Rouge Bœuf Blonde d’Aquitaine
  • Appellations d’origine contrôlées : Vins de Buzet, Côtes de Duras, Côtes du Marmandais, Côtes de Brulhois, Floc de Gascogne, Armagnac
     

4

vins AOC

Côtes de Duras, Côtes du Marmandais, Buzet et Côtes de Brulhois

Agriculture

Le Lot-et-Garonne est et doit rester un département rural. C’est là son identité et sa force. 53% du territoire est identifié au titre de la Surface Agricole Utile, c’est à dire des espaces exclusivement consacrés à la production agricole. Mais la réalité est plus profonde car c’est 100% du territoire qui vit à l’heure de l’agriculture et de l’industrie agro-alimentaire, activités majeures qui lui permettent de revendiquer les plus hauts classements dans un certain nombre de productions :

  • 1er en fraises, aubergines, poivrons et piments, prunes à pruneaux, noisettes, kiwi, tabac brun et tabac Burley.
  • 2ème pour le tabac (d’une manière globale), le cresson, l’ail en vert et les reines-claudes.
  • 3ème pour le soja, les choux de Bruxelles, la laitue, la mâche, les tomates ou encore le maïs doux.
  • 4ème en cucurbitacées (courgettes, potirons, courges, citrouilles, etc.), oignons blancs,...
  • 5ème en sorgho, colza de printemps, tournesol, artichaut, melon sous serre.
     

Champion du Bio

Chez nous, le Bio est une réalité plus qu’un art de vivre ou un effet de mode. En effet, l’histoire de l’agriculture Bio en Lot-et-Garonne remonte aux années 1960, c’est dire ! Les agrobiologistes de l’époque étaient (déjà !) à la pointe en matière de méthodes de cultures et de systèmes de productions. Tenaces, ils tentaient de faire valoir et reconnaître leur activité. Considérés comme des hippies, ces agriculteurs ont aujourd’hui le vent en poupe.

 

6,4

%

de sa surface cultivée en bio

En dépassant les 6 %, le département est allé au-delà des objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement en 2008.


1er département bio de Nouvelle-Aquitaine

Le Lot-et-Garonne conserve la mainmise sur cette agriculture et il est aujourd’hui le 1er territoire bio de la région Nouvelle-Aquitaine. Il continue de jouer la carte d’une agriculture durable, de qualité, respectueuse de l’environnement, mais aussi de proximité. Une tactique qui fonctionne et qui répond aussi, et surtout, à la demande actuelle. Les consommateurs sont en effet, de plus en plus, friands du local, du bio, de produits de saison et de qualité, quitte à en acheter moins.

Label Territoire Bio engagé

L’agriculture bio représente une filière d’avenir pour le Lot-et-Garonne et le label « Territoire Bio engagé » récompense les efforts conjoints des producteurs et du Conseil départemental. Le Département a obtenu ce label en 2015. Mis en place par l’association Arbio Aquitaine (devenu Interbio Nouvelle-Aquitaine), il est soutenu par la Région et le ministère de l’Agriculture. En 2019, XXX communes sont également labellisées.

Histoire de l’agriculture Bio en Lot-et-Garonne

Ici, l’abeille est reine

Un monde sans abeilles ? N’y pensons pas ! Ces super-pollinisateurs sont indispensables à l’agriculture. Elles sont également d’excellents indicateurs biologiques car elles signalent la dégradation chimique de l’environnement dans lequel elles vivent. Si le Département soutient le Syndicat L’Abeille gasconne depuis plusieurs années, en 2018, leur partenariat a décollé. Ils travaillent en effet de concert pour structurer les actions souvent transversales avec d’autres domaines comme l’économie, l’éducation, le social, le tourisme… Objectif : faire de l’abeille, la reine du Lot-et-Garonne. L’ampleur de la démarche est unique en France.

 

16 000

ruches en Lot-et-Garonne

400 apiculteurs

1 syndicat L’Abeille Gasconne

Le Plan apicole

À travers son Plan apicole, le Conseil départemental soutient la filière et souhaite créer, à terme, un système « api » alliant la formation, le tourisme, l’économie, l’environnement… Pour cela, il travaille notamment en étroite collaboration avec le syndicat L’Abeille Gasconne. Déjà des actions concrètes ont vu le jour, d’autres se mettront en place progressivement. Pour que les abeilles s’épanouissent chez nous, il faut leur assurer une alimentation variée, lutter contre les nuisibles (notamment le frelon asiatique) et prendre soin de la qualité environnementale. Aussi une Charte de coexistence est née des travaux impulsés par le Département dans le cadre des États généraux de l’agriculture en 2010. Depuis, les apiculteurs et les agriculteurs mettent en place des actions communes. Pour assurer un logement aux abeilles, une centaine de ruches a été construite localement et d’autres pourraient l’être prochainement grâce à un partenariat avec une entreprise d’insertion. Modernes car connectées, elles sont équipées de capteurs mesurant leurs performances et permettant, notamment, de déjouer les vols ! Autres actions : faire connaître l’insecte au grand public pour que tout le monde vive en harmonie. Ruches pédagogiques, marché au miel et semaine du miel (en janvier) sont quelques-unes des actions menées dans ce sens. Le Département attribue également une bonification à l’installation de 2 000 € aux jeunes agriculteurs se lançant dans l’activité apicole.

 

Les ruchers connectés

6 ruches dont une ruche pédagogique

En 2018, le Département a installé dans son parc 6 ruches dont une ruche pédagogique, donnant ainsi le top départ au programme de déploiement de ruchers* (au minimum 5 ruches) connectés sur l’ensemble du territoire. Collectivités, entreprises et particuliers ont répondu favorablement à la demande du Département et du syndicat L’Abeille Gasconne, car offrir à l’abeille un espace protégé est l’affaire de tous.

Où sont ces ruchers ?

  • Au Conservatoire du robinier faux-acacia à Grézet-Cavagnan
  • Au Conservatoire végétal régional à Montesquieu
  • Au domaine agricole de Laplace à Saint-Jean-de-Duras
  • Sur la commune de Blanquefort-sur-Briolance
  • Dans les vignes du domaine de Gueyze des Vignerons de Buzet

C’est quoi un rucher connecté ?

La spécificité de ces ruchers est d’être connectés, c’est-à-dire qu’ils sont équipés d’un système numérique de surveillance. Conçu par la start-up lauréate du concours Agrinove 2015, Beeguard, cet outil mesure l’activité des abeilles et les caractéristiques de leur environnement (géolocalisation, température, humidité…). Grâce à une application web, les apiculteurs peuvent consulter toutes les informations collectées directement sur leur téléphone. Ils connaissent ainsi l’état de leur cheptel depuis chez eux et peuvent intervenir en cas de besoin ou de problème. En Lot-et-Garonne, les ruches font vraiment l’objet de toutes les attentions.

Apiculteurs et agriculteurs dans le même essaim !

La Charte de coexistence est née des travaux impulsés par le Département dans le cadre des États généraux de l’agriculture en 2011. Depuis, les apiculteurs et les agriculteurs mettent en place des actions communes. Un Groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE) a ainsi été labellisé en Albret. Apiculteurs, multiplicateurs de semences et agriculteurs bio travaillent de concert, grâce à l’appui de l’enseignement agricole de Lot-et-Garonne et le soutien financier du Département, pour la protection des pollinisateurs, la maîtrise des flux de pollen, l’amélioration des traitements phytosanitaires et le dialogue entre les usagers de l’espace.

 

10-60 kg

de miel par ruche et par an

40 000 tonnes de miel consommées en France par an

20 000 tonnes de miel produites en France par an

Je serai apiculteur…

Pour former les apiculteurs professionnels et assurer une complémentarité avec le Rucher école de Sainte-Livrade, le lycée agricole de Nérac propose plusieurs formations. Elles répondent à un besoin. Les futurs salariés apicoles pourront passer un certificat de spécialisation apiculture, les apiculteurs professionnels souhaitant se perfectionner et les agriculteurs souhaitant mieux comprendre et protéger les abeilles ou créer un atelier apicole pour diversifier leur revenu pourront suivre des modules courts. Et pour les plus jeunes, il existe la formation Apicultures en BTS ACSE (Analyse et conduite de systèmes d’exploitation) au lycée de Nérac et Pollinisation en BTS APV (Agronomie productions végétales) au Centre de formation des apprentis agricoles.
 

Sans les abeilles, il y aura toujours de l’agriculture, mais beaucoup plus pauvre que ce qu’elle est aujourd’hui. Il ne restera que les céréales à paille. On ne mangera que des pâtes et du riz !

Bertrand Auzeralprésident du syndicat L’Abeille Gasconne