Entretien quotidien

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Entretien des routes : le Département répond présent !

Le Conseil départemental consacre en 2020 un budget de près de 18 millions d’euros aux infrastructures routières, dont plus de 11 millions affectés spécifiquement à l’entretien et à la maintenance du réseau routier départemental.

Près de 190 agents départementaux agissent au quotidien sur le terrain pour sécuriser et améliorer les 2 958 km de linéaires routiers dont le Département a la charge.
Le Département intervient selon un plan annuel, évolutif en fonction des besoins, et une programmation pluriannuelle qui permet de traiter des linéaires plus conséquents sur 2 ou 3 ans.

En 2019, 190 km de couches de roulement ont ainsi été réalisés. Soit une fréquence de renouvellement de 13,5 ans, dans la moyenne préconisée pour maintenir les chaussées en bon état d’usage.

Dès que possible, des travaux d’assainissement pluvial viennent compléter le renouvellement de la chaussée. Ils permettent l’imperméabilité des surfaces et une conservation plus longue de la structure.

La maintenance des ouvrages d’art, compétence départementale, repose quant à elle sur une surveillance continue et la mise en place de travaux ciblés. Le Département gère ainsi près de 800 ponts, qui font chacun l’objet de contrôles dans le cadre d’un programme d’inspection pluriannuel.

Une gestion différenciée des bords de route

Pour concilier sécurité des usagers et sauvegarde de la biodiversité, le Conseil départemental privilégie depuis 2010 un fauchage raisonné.
Les périodes d’intervention sont les suivantes :

  • Avril/mai : un premier passage, dit « de sécurité », est réalisé. Il permet de couper la végétation sur les accotements et aux carrefours.
  • Juin/juillet : il s’agit du même passage que celui effectué au printemps, auquel s’ajoute un dégagement élargi autour des panneaux et des talus en virage serré. C’est la coupe dite « de propreté ».
  • Septembre/décembre : ce dernier passage, dit « complet », est beaucoup plus important. Il s’agit d’entretenir l’ensemble des dépendances : accotements, fossés et talus, par fauchage et débroussaillage.

Ces opérations visent à sécuriser les axes routiers départementaux, notamment en offrant une meilleure visibilité aux usagers (virages, carrefours, signalisations…). Elles sont structurées et formalisées dans le Plan d’Intervention Fauchage et Débroussaillage (PIFD).

Des coupes ponctuelles peuvent également être opérées au droit de chantiers routiers, pour des manifestations d’envergure sur la voie publique, pour des raisons de sécurité ou encore du fait de la prolifération de plantes invasives telles que le Sorgho d’Alep.

Le fauchage vise à s’intégrer de manière cohérente dans son environnement. En effet, des « zones d’attention », zones particulières représentatives de la flore locale sont préservées, permettant ainsi la reconquête du patrimoine floral lot-et-garonnais.

Enfin, depuis 2018 l’objectif « zéro phyto », action interne inscrite à l’Agenda21, a été atteint. L’usage des produits phytosanitaires dans la collectivité a été totalement remplacé par des techniques alternatives, renforçant ainsi les actions de préservation de l’environnement.