Portrait de femme # 7 Simonne Cessac

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Du 8 août 2020 au 8 mars 2021, nous vous amenons sur les traces de femmes lot-et-garonnaises qui ont marqué l’histoire de notre Département. Tous les mois, partez à la rencontre de ces femmes résistantes, engagées et citoyennes, de ces femmes inspirantes.

Suite et fin de notre série avec  Simonne Cessac, témoin infatigable de l’esprit de Résistance.

Publié il y a 2 semaines

Simonne Cessac, témoin infatigable de l’esprit de Résistance

Simonne Gardin, épouse Cessac est née le 30 décembre 1930.

La famille Gardin s’installe en Lot-et-Garonne, près du lac de Bardet aux environs de Casteljaloux, en 1941. Son père, résistant, rejoint le bataillon Mickey.  Simonne a 13 ans quand elle en devint un agent de liaison. Elle distribue des tracts dans les boîtes aux lettres, elle apporte des messages, le plus souvent cachés dans ses chaussures ou dans un bidon de pétrole, du ravitaillement aux résistants et guide les nouvelles recrues dans la forêt de Campet qu’elle connaît bien.

Le 16 juillet 1944, Casteljaloux connait de terribles combats. Son père est obligé de partir en laissant sa mitraillette cachée sous la mairie. Simonne est chargée d’aller la récupérer. Elle prend soin de démonter l’arme mais sur le chemin du retour, elle est bloquée sur le pont Cardine pendant quatre heures pour des contrôles effectués par l’armée allemande. Par chance, elle n’est pas fouillée et peut rentrer saine et sauve en rapportant l’arme.

Elle reçoit la croix de combattant de la résistance en 2009 et elle est faite chevalier de la légion d’honneur en 2012.

Elle participe toujours aux commémorations de fin de guerre et au devoir de mémoire, par son témoignage, auprès des jeunes générations en particulier.

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