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Un conflit d'intérêt entre l'apport énergétique et l'impact environnemental

Le gaz de schiste est dit non conventionnel car son extraction nécessite un traitement de stimulation (stimulation hydraulique, chimique, etc). En effet, l’imperméabilité de la roche empêche son extraction par des moyens classiques comme de simples forages.

La recherche et l’exploitation de gaz et huiles de schiste se sont fortement développées en Amérique du nord lors des dernières décennies. Les exploitants ont utilisé la méthode dite de fracturation (injection d’eau et d’additifs à haute pression) qui fissure la roche et libère le gaz (méthane).

De ce fait, les impacts environnementaux de la fracturation hydraulique sont nombreux : fuites de CO2, solubilisation du sous-sol et des nappes, microséismes, pollution par les additifs. L’extraction nécessite du dioxyde de carbone, ce qui pourrait accroître la propagation de gaz à effet de serre. C’est également une activité consommatrice en eau puisque 40 % de l’eau utilisée n’est pas réutilisable localement en l’état (les 60 % restants utilisés retournent soit dans le milieu, soit sont repompés).

L’exploitation des gaz de schiste pourrait également porter atteinte à la santé des populations exposées aux 500 principes chimiques contenus dans le liquide de fracturation des roches.

Les principaux risques liés à l’exploitation des gaz de schiste, en recourant à la fracturation hydraulique, sont du type « pollution » (de l’eau ou de l’air), « dégradation » et « microséisme ».

Consultez la note technique sur l'exploitation du gaz de schiste